Aller au contenu
ALTIMETRIAADVISORY

Ingénierie & Construction

Le programme a changé trois fois, le budget n'a pas bougé, et plus personne ne sait quelle version du plan fait foi. La question n'est plus de dessiner : c'est de savoir ce qu'on peut encore tenir.

Un projet ne devient réel qu'au moment où il est dessiné, chiffré au poste et calé sur un calendrier que le chantier peut tenir.

Projet exécutable

LES INTERFACES

Schéma de principe

Là où naissent les sinistres : les coutures entre lots

Un bâtiment ne casse presque jamais au milieu d'un lot, il casse à la couture entre deux. Parcourez la coupe : chaque point ouvre le piège, ce que nous imposons au marché, et ce que nous allons vérifier sur place.

Coupe de principe — ni un plan d'exécution, ni un ouvrage réel : les huit coutures d'un bâtiment ordinaire, du fond de fouille à l'acrotère.

Survolez ou parcourez les points au clavier

01

VRD ↔ gros œuvre

EntreVRDGros œuvre

Le piège

Le fil d'eau du collecteur est calé sur un système de niveaux, le dallage sur un autre. On s'en aperçoit le jour où la canalisation ressort au-dessus de la dalle, et la reprise se paie alors en démolition, pas en tuyau. Les réseaux existants, eux, se découvrent à la pelle en fond de fouille : un vendredi, sans plan de concessionnaire, et sans personne à qui téléphoner.

Ce que nous imposons

Un seul rattachement altimétrique pour les deux lots, celui du géomètre, son repère matérialisé sur site et sa référence écrite en tête des deux descriptifs — jamais deux systèmes que l'on suppose concordants. Les pénétrations en infrastructure sont décrites comme des ouvrages étanches — fourreau, manchon, calfeutrement — dans le marché du lot qui coule le béton, jamais dans celui qui tire le tuyau : le percement suit le coffrage, pas la canalisation. Les déclarations réglementaires et les plans de concessionnaires sont exigés, reçus et datés avant l'ouverture de la première fouille, et cette date figure au planning comme un jalon, pas comme une intention.

Ce que nous vérifions

Relevé contradictoire des fils d'eau avant remblaiement : après, il faut rouvrir la tranchée pour prouver quoi que ce soit. Puis essais d'étanchéité et passage caméra sur les antennes, rapport versé au dossier des ouvrages exécutés. Compactage mesuré par couches contre son objectif, procès-verbal à l'appui — un compactage annoncé et jamais mesuré est la première cause d'affaissement de tranchée, et il se règle deux ans plus tard, sous une voirie déjà livrée.

Ce chapitre-là ne s'improvise pas la veille de la remise : un mémoire technique qui nomme ses interfaces, leur titulaire et leur date se note avant même d'avoir été lu en entier.

Un dossier instruit de bout en bout, temps par temps

Lire, isoler le lot réel, métrer, chiffrer, questionner, remettre : six temps, et pour chacun le livrable produit et le fait qui a commandé la suite. Sans nom de client, sans nom de site.

RÉFÉRENCE · UN DOSSIER DE A À Z

Conception-réalisation d'un ensemble d'accueil de très haut niveau, en zone réservée d'un aéroport international.

Maroc, 2026. Lot gros œuvre et étanchéité, sept mois de délai contractuel, prix ferme non révisable. Le dossier est arrivé sous la forme d'un marché parent tous corps d'état sur trois sites, à l'intérieur duquel il fallait isoler le lot réel — un seul site, deux sous-lots — avant d'écrire la première ligne.

  • 17pièces lues, du cahier des charges aux plans topographiques
  • 7mois de délai contractuel, planifiés jour par jour
  • ≈ 1 200 m²de surface hors œuvre nette, quatre quadrants autour d'un patio circulaire
  • 9questions posées au maître d'ouvrage avant de chiffrer
LE LIVRABLE
La base de connaissance du dossier
  • Deux étages contractuels démêlés : le marché parent (tous corps d'état, trois sites, dix-huit mois, prix révisable) et le lot réel (gros œuvre + étanchéité, un site, sept mois, prix ferme).
  • Chaque fait rattaché à sa pièce — cahier des charges, cahier des clauses administratives, bordereau, devis descriptif, plans d'architecte et de structure, notices incendie et acoustique, plans de réseaux et de cotes.
  • Ce que le dossier ne dit pas, marqué « à confirmer » plutôt que supposé : la nappe, la charpente de toiture, le degré coupe-feu de la structure.
LE FAIT QUI COMMANDE

Le cahier des charges décrivait un marché de dix-huit mois ; le lot à chiffrer en durait sept. Lire les deux étages a évité de planifier — et de payer — une installation de chantier deux fois et demie trop longue.

APERÇU TECHNIQUE · CE QUE LE DOSSIER IMPOSAIT

Les faits qui font le prix, tels que les pièces les disent. C'est cette lecture-là — la structure, les quantités, les exigences, le site, le contrat — qui sépare une offre chiffrée d'une offre devinée.

joint de dilatationpatioterrasse circulaire Ø 15 mporte-à-faux de façade · côté parviscôté piste — zone réservéefosse −4,15 mgalerie −3,00 mcollecteurexistant Ø 6000,00 dallage+1,08+2,88 mezzanine+5,90 terrasse+8,90 acrotère
Schéma de principe dessiné pour cette page — pas un plan du dossier. Cotes lues dans les pièces.
L'ouvrage, tel que les plans le décrivent
Géométrie
Plain-pied de grande hauteur (environ six mètres sous plafond), mezzanine partielle à deux niveaux, toiture-terrasse ; emprise d'environ 40 × 33 m, quatre quadrants autour d'un patio circulaire ; près de 1 200 m² hors œuvre. Ni sous-sol, ni étage courant.
Fondations
Semelles isolées de 1,80 à 2,80 m de côté sur 40 à 65 cm, semelle filante périphérique, massifs en gros béton et quatre radiers localisés de 60 cm sous les zones lourdes ; béton de propreté de 10 cm ; contrainte admissible du sol de 1,8 bar.
Parasismique
Zone 2, classe III, site S2 : longrines de chaînage de 30 × 40 à 30 × 65, recouvrements de soixante diamètres.
Superstructure
Poteaux-poutres et voiles de façade de 30 cm, refends de 15 ; poteaux de 30 × 40 à 30 × 100 ; poutres jusqu'à 30 × 85 sur 8,30 m de portée ; dalles pleines de 20 à 27 cm ; dallage de 13 cm sur tout-venant compacté à 96 %.
Points durs
Acrotères de deux et trois mètres en voiles de 25 cm, porte-à-faux de façade à étayer longtemps, terrasse circulaire de quinze mètres, deux niveaux de plancher décalés, un joint de dilatation, une fosse à −4,15 m et une galerie technique à −3,00 m sous un terrain qui ne descend qu'à −0,73 m ailleurs.
  • ≈ 800 m³de béton de structure — 371 m³ de dalles pleines, 263 m³ de voiles, 82 m³ de poutres, 47 m³ de poteaux
  • ≈ 120 td'acier HA FE500 — 28,7 t en infrastructure, 91,5 t en superstructure
  • 1 340 m²d'étanchéité bicouche, 432 m de relevés, 160 m² de salles d'eau
  • ≈ 1 800 m²de doubles cloisons isolées, imposées par l'acoustique
  • 6 854 m²d'enduits, intérieurs et extérieurs
  • 3 376 m²de décapage, 826 m³ de fouilles, 872 m³ de remblais
Ce que les pièces exigent
  • Bétons B10 à B30, hydrofugés en infrastructure, fissuration « très préjudiciable » en enterré ; centrale à béton obligatoire ; réception des aciers et des coffrages avant tout coulage ; compactages contrôlés par un laboratoire agréé.
  • Béton brut de décoffrage soigné, échantillon validé par l'architecte sous peine de réfection.
  • Étanchéité bitume SBS sous avis technique, essais de mise en eau de 72 puis 24 heures, garantie décennale spécifique ; flocage interdit.
  • Acoustique : façades à plus de 35 dB côté piste, isolement intérieur de 50 à 55 dB, doubles cloisons maçonnées partout, chape flottante généralisée — 56 mm de plus sur chaque plancher brut —, planéité de 7 mm à la règle de deux mètres.
  • Sécurité incendie : locaux à risques coupe-feu une heure, trémies une demi-heure ; aucun désenfumage à réserver.
Les interfaces où naissent les sinistres
  • Gros œuvre ↔ étanchéité : cote d'arase, pente de forme, relevés au-dessus de la protection, réservations d'évacuation — décidés avant le coulage des acrotères, pas après.
  • Chape ↔ sols : c'est la notice acoustique qui commande la hauteur des dalles ; l'humidité du support se mesure avant la pose, le calendrier ne suffit pas.
  • Gros œuvre ↔ fluides : trémies rebouchées avant les gaines, socles antivibratiles sous les équipements de terrasse, un collecteur existant de 600 mm à protéger en limite d'emprise.
Ce que le site impose
  • Zone réservée sous contrôle d'accès : enquêtes du personnel sous dix jours, badges, itinéraires imposés, gardiennage permanent, aucun logement sur site, un seul accès.
  • Arrêts de sécurité imposés par l'exploitant : ils donnent lieu à avenant — un levier de délai à inscrire au planning, pas un risque subi.
  • Réseaux sensibles non cartographiés sous l'emprise : à obtenir avant tout terrassement ; co-activité sans réclamation possible, synthèse à la charge du lot.
Ce que le contrat engage
  • Sept mois à prix ferme non révisable : l'exposition matière sur 120 tonnes d'acier se chiffre et se couvre, elle ne se subit pas.
  • Pénalités journalières avec deux plafonds contradictoires entre les pièces, et une clause forfaitaire ambiguë — à faire lever avant la remise, sinon provisionnées au pire cas.
  • Cautionnement définitif de 3 %, retenue de garantie de 10 % par acompte, paiement à 60 ou 90 jours selon la pièce, compte prorata tenu par le lot : le portage financier entre dans les frais généraux, avec sa date.

Référence présentée sans nom de client, de maître d'ouvrage ni de site, par respect de la confidentialité et du RGPD. Les quantités citées sont celles du bordereau du dossier de consultation ; aucun montant d'offre n'est publié.

Tenir le contrat une fois qu'il est signé

Jalons, écarts, changements et responsabilités sur une même chronologie. L'écran se lit à deux niveaux : la décision qu'il sert, et la méthode qui la produit.

ADVISORY · TENIR

Le contrat devient un système de décisions.

Jalons, écarts, changements et responsabilités dans une même chronologie.

Ce qui n’est pas qualifié tôt se négocie tard, sous contrainte.
SOUS CONTRÔLE · À ARBITRER · DÉRIVE · ALERTE
Méthode

Baseline versionnée, registre RAID, gestion des changements et journal de décisions.

  • Jalon contractuel / prévision courante
  • Risque · action · propriétaire · échéance
  • Délai de notification : une réclamation fondée mais tardive est perdue
  • Demande de changement / impact / décision
  • Reste à faire et estimation à terminaison
  • Preuve de réception et réserve
Chaque prévision est datée et porte son hypothèse. Vous savez donc exactement ce qu’elle engage.

Des chantiers d'étude réels, racontés sans les noms

Une cellule appels d'offres tenue trois années, un dossier tous corps d'état de quatorze lots, des métrés recalculés depuis les plans : ce que nous avons fait, ce que ça a produit, et ce qui était difficile. Les noms de clients, de sites et de villes sont retirés ; les volumes de travail restent.

RÉFÉRENCES · MISSIONS RÉELLES, NOMS CENSURÉS

  1. 01

    Une entreprise de second œuvre du bâtiment, une dizaine de salariés, nord de la France. Aucun bureau d'études interne.

    Quand · Trois années consécutives, entre 2017 et 2021.

    Ce que nous avons fait

    Nous avons tenu sa cellule appels d'offres entière, en exclusivité : repérage des consultations, inventaire des pièces, métré, sous-détail de prix, mémoire technique, acte d'engagement, dépôt. Elle n'avait pas de service d'études — nous l'étions.

    Ce que ça a produit

    111 bordereaux chiffrés, 68 cahiers des charges et règlements de consultation dépouillés, 54 actes d'engagement signés, 48 plannings d'exécution, 47 mémoires techniques, 27 jeux de plans. Jusqu'à cent consultations traitées dans un même mois.

    Ce qui était difficile

    La cadence. À cent dossiers dans le mois, ce qui casse n'est jamais le chiffrage : c'est la lecture. Nous avons tenu en industrialisant l'inventaire des pièces et la recherche des contradictions entre elles — pour que le temps d'ingénieur aille aux postes qui portent l'essentiel du montant, et nulle part ailleurs.

  2. 02

    Un établissement de santé de proximité, construction neuve, dossier de consultation tous corps d'état.

    Quand · Dossier de la période 2017-2021, dépouillé en 2026.

    Ce que nous avons fait

    Nous avons dépouillé le dossier de consultation entier — quatorze lots, des voiries et réseaux à la signalétique, en passant par le gros œuvre, l'étanchéité, les menuiseries, le bardage, le chauffage-ventilation, l'électricité et les ascenseurs — pour en tirer une nomenclature d'ouvrages exploitable, puis nous l'avons chiffrée à blanc, article par article.

    Ce que ça a produit

    1 063 articles tous corps d'état nommés, rangés par lot et par famille d'ouvrage. 75 % d'entre eux couverts par un prix médian issu de nos propres bordereaux. Les 25 % restants sont listés comme trous, lot par lot — c'est la partie du document que nous montrons en premier.

    Ce qui était difficile

    Les bordereaux du dossier étaient vierges : ni prix ni quantités, quarante-quatre lignes chiffrées sur mille soixante-trois. Le métré était laissé aux candidats — c'est-à-dire que le maître d'ouvrage remettait à chaque entreprise le geste qui décide du prix, sans que personne ne vérifie que toutes mesuraient la même chose.

  3. 03

    Cinq entreprises concurrentes, un même lot, un même dossier de consultation. Relevé fait sur notre archive.

    Quand · Offres de la période 2017-2021, mesure de 2026.

    Ce que nous avons fait

    Nous avons repris les cinq offres remises sur le même ouvrage et remonté, pour chacune, non pas le prix affiché mais la quantité qu'elle avait mesurée avant de le poser.

    Ce que ça a produit

    De 281 à 505 mètres carrés métrés pour le même ouvrage, et de 9,73 à 25 euros le mètre carré : un écart de un à quatre virgule six sur une seule ligne de bordereau. Le tableau comparatif complet, quantité par quantité.

    Ce qui était difficile

    Prouver que l'écart venait du métré et non du prix. Un bordereau ne le dit pas : il affiche un montant qui semble ferme. Il a fallu reconstruire la quantité de chaque offre pour montrer que cinq entreprises sérieuses n'avaient tout simplement pas chiffré le même bâtiment.

  4. 04

    Notre référentiel de prix interne, construit pour les entreprises de travaux que nous accompagnons. Accord-cadre public d'entretien, multi-lots.

    Quand · Marché de 2018, dépouillé en 2026.

    Ce que nous avons fait

    Nous avons ouvert les bordereaux de prix unitaires réellement acceptés sur un accord-cadre d'entretien — neuf lots, neuf entreprises attributaires, de la maçonnerie à l'électricité — puis nous les avons croisés, famille d'ouvrage par famille d'ouvrage, avec nos propres prix de soumission.

    Ce que ça a produit

    4 905 lignes lues, 1 406 prix attribués retenus, quatorze familles d'ouvrages comparables, et un tableau qui répond à une seule question : où sommes-nous au-dessus du prix qui gagne, et de combien.

    Ce qui était difficile

    Les deux séries n'ont pas le même niveau de preuve, et c'est écrit en tête du document. Nos lignes se vérifient à 42 % par leur propre total — quantité multipliée par prix unitaire égale le montant de la ligne. Celles d'un bordereau de prix unitaires, jamais : il ne porte pas de quantités. Nous avons aussi écarté quatre familles sur quatorze dont l'écart était invraisemblable, plutôt que de publier un tableau qui se tenait bien.

  5. 05

    Les mémoires techniques réellement remis par une entreprise de second œuvre, sur trois années de consultations.

    Quand · Pièces de 2017-2021, relues en 2026.

    Ce que nous avons fait

    Nous les avons ouverts et lus un par un, pour mesurer ce qu'ils contenaient vraiment — et non ce qu'un plan type prétend qu'ils devraient contenir.

    Ce que ça a produit

    31 mémoires ouverts et lus, aucun illisible. Une trame de rédaction en treize sections, classées par fréquence réelle : moyens humains, moyens matériels, planning, sécurité, références de chantiers comparables et fiches techniques produits figurent dans vingt-neuf sur trente et un. Douze consignes de rédaction en sortent, chacune tirée d'une pièce ouverte.

    Ce qui était difficile

    Le comptage de départ en annonçait quarante-sept. Trente et un seulement en étaient : le reste était des copies et des fichiers dont le nom portait le mot sans le contenu. Nous avons écrit l'écart au lieu de le taire — un chiffre annoncé qu'on corrige vaut mieux qu'un chiffre annoncé qu'on défend.

  6. 06

    Un candidat à un lot gros œuvre et étanchéité, en zone réservée d'un aéroport international. Marché marocain, prix ferme non révisable.

    Quand · 2026.

    Ce que nous avons fait

    Nous avons instruit le dossier de bout en bout : lecture des dix-sept pièces, métré depuis les plans cotés, planning d'exécution jour par jour sur sept mois, mémoire technique en deux tomes, plan d'installation de chantier pour une emprise enclavée, note de contraintes de sûreté — puis les questions écrites au maître d'ouvrage, avant de chiffrer.

    Ce que ça a produit

    Dix-sept pièces lues et rattachées chacune à ce qu'elle prouve ; environ 1 200 mètres carrés de surface hors œuvre nette, quatre quadrants autour d'un patio circulaire ; près de 800 mètres cubes de béton de structure et 120 tonnes d'acier tenus par le bordereau ; 1 340 mètres carrés d'étanchéité et 432 mètres de relevés ; neuf questions posées avant le premier prix.

    Ce qui était difficile

    Le dossier arrivait sous la forme d'un marché parent tous corps d'état de dix-huit mois sur trois sites, à l'intérieur duquel il fallait isoler le lot réel : un seul site, sept mois. Lire les deux étages contractuels a évité de planifier — et de payer — une installation de chantier deux fois et demie trop longue. Et une chape flottante imposée par la notice acoustique ajoutait cinquante-six millimètres sur chaque plancher brut : ce n'est écrit dans aucune pièce de gros œuvre.

  7. 07

    Un plancher terrasse de bâtiment, plan de ferraillage supérieur, sous-lot gros œuvre.

    Quand · 2026.

    Ce que nous avons fait

    Nous avons calibré le plan avant de mesurer quoi que ce soit : sept travées vérifiées l'une après l'autre contre leurs cotes portées, à l'horizontale et à la verticale, puis l'échelle posée sur la plus longue portée fiable. Les surfaces et les déductions sont venues après.

    Ce que ça a produit

    Un plan de 48 346 segments vectoriels, dont 10 727 de cotation ; sept travées donnant la même échelle à cinq centièmes près dans les deux directions ; le cartouche confirmant la valeur trouvée, indépendamment de notre mesure ; un plan annoté livré avec les quantités, la convention de métré retenue et la liste des hypothèses.

    Ce qui était difficile

    Une échelle nommée au cartouche ne se croit pas, elle se vérifie. Un plan réimprimé au mauvais format rend un cartouche juste et des longueurs fausses, sans que rien ne le signale. Nous mesurons la trame d'abord, et nous ne remettons jamais une quantité sans la liste des postes que nous n'avons pas vérifiés : un métré sans liste d'hypothèses est une opinion.

  8. 08

    Entreprises de travaux exposées à la révision de prix, en France et au Maroc.

    Quand · Référentiel tenu en 2026.

    Ce que nous avons fait

    Nous avons rangé les index de révision par nature d'ouvrage et par pays, avec ce que chacun mesure réellement — pour qu'un prix soit révisé par l'index qui correspond à sa matière, et pas par celui qui porte le nom du secteur.

    Ce que ça a produit

    Quatre-vingt-quatre index français rangés et documentés ; les index officiels marocains du bâtiment, des ouvrages d'art et des travaux routiers ; la formule de révision et ses composants ; et pour chacun, ce qu'il pèse — l'index bâtiment tous corps d'état est à près de 59 % un index de main-d'œuvre, il sous-révise donc un lot à forte part de matière.

    Ce qui était difficile

    Un index de bâtiment appliqué à un ouvrage d'art donne un résultat faux, et l'erreur peut changer de sens selon la période : nous avons mesuré des mois où le génie civil montait deux à trois fois plus vite que le bâtiment, puis baissait plus fort ensuite. Un index encore provisoire se signale comme tel — il sera révisé, et il recalculera tout ce qui a été bâti dessus.

  9. 09

    Opérations tous corps d'état, maîtrise d'ouvrage privée comme publique.

    Quand · Méthode éprouvée sur les dossiers de 2017 à 2026.

    Ce que nous avons fait

    Nous écrivons chaque couture entre deux lots comme un livrable daté — qui fait quoi, remet quoi à qui, sous quel contrôle — dans le cahier des charges du lot amont, et nous en faisons un chapitre du mémoire technique.

    Ce que ça a produit

    Une grille de dix interfaces, chacune avec son point de contrôle et son désordre de référence : cote d'arase et relevés entre structure et étanchéité, réservations visées avant coulage, rebouchage coupe-feu attribué à un titulaire nommé, humidité de la chape mesurée avant les sols, tolérances de soubassement inscrites dans le lot du maçon à la valeur qu'exige le charpentier.

    Ce qui était difficile

    Deux entreprises peuvent être chacune conforme à son propre texte et l'ouvrage être refusé entre les deux. Cinq millimètres de défaut de planéité en pied donnent un centimètre de faux-aplomb en tête. Et sur le litige le plus fréquent du bâtiment — la pose d'un sol sur une chape encore humide —, deux textes s'opposent : l'un raisonne en délai écoulé, l'autre en humidité mesurée. Un délai tenu ne vaut pas un support sec.

Aucun nom de client n'est publié, avec ou sans son accord. Nous ne publions pas de taux de réussite : il n'est pas mesuré, et un chiffre non mesuré n'est pas une référence.

Ce que nous faisons

  • Conception et études techniques, de l'esquisse au dossier d'exécution.
  • Métré et économie de la construction : quantités recalculées depuis les plans cotés, prix au poste, variantes comparées.
  • Assistance à maîtrise d'ouvrage : programme, cahier des charges, analyse des offres.
  • Pilotage et suivi de chantier : chemin critique, écarts, réserves, levée à réception.
  • Contre-analyse d'un dossier déjà instruit, avant engagement.
  • Synthèse des interfaces entre lots — cote d'arase et relevés d'étanchéité, siccité de la chape avant revêtement, réservations avant coulage : c'est là que naissent les sinistres, et c'est ce que presque personne n'écrit.
  • Métré contradictoire d'un bordereau déjà chiffré : on remesure les postes qui portent l'essentiel du montant, on écrit la convention de métré retenue, et on liste ce qu'on n'a pas vérifié.
  • Demandes d'éclaircissement écrites au maître d'ouvrage — ce que le dossier tait devient une question, jamais une hypothèse comblée en silence.

Ce que nous livrons

Note de programme & cahier des charges
Dossier de conception (plans, notices, phasage)
Métré quantitatif & estimation détaillée
Registre des interfaces entre lots, avec leur point de contrôle et leur date
Note de demandes d'éclaircissement, hiérarchisée
Analyse comparative des offres entreprises
Planning d'opération & chemin critique
Rapports de suivi & procès-verbaux de réception

La méthode

01

Relever

On mesure l'existant et les contraintes avant de dessiner quoi que ce soit.

02

Concevoir

Une solution technique, ses variantes, et ce que chacune coûte réellement.

03

Chiffrer

On trie les postes par montant : les vingt premiers portent l'essentiel du marché, et ce sont eux qu'on recalcule depuis les plans cotés. Un prix qui ne s'explique pas ne tient pas.

04

Suivre

Le chantier se pilote sur écarts — délai, quantité, qualité — et chaque modification crée une version, jamais une réécriture.

CE QUE VOUS AUREZ EN MAIN · Le dossier d’exécution vivant

Touchez une exigence : le dessin, l’économie, le calendrier et les preuves affectés se signalent immédiatement.

Touchez un nœud : ce qu'il entraîne s'allume.

Nous transformons une intention de projet en un système que l’on peut réellement décider, consulter et suivre. L’enjeu n’est pas d’ajouter des documents : c’est de faire tenir le programme, les choix techniques, l’économie, les responsabilités et le calendrier dans une même ligne de preuve.

Au premier regard, le dirigeant voit ce qui est prêt, ce qui dépend d’un arbitrage et ce qui empêcherait l’exécution. Chaque décision ouvre son origine et ses conséquences ; aucune alerte ne reste une couleur sans explication.

Ouvrir le dossier technique

Exigence → solution → coût → délai → preuve

Le registre spécialiste affiche le graphe des exigences, leurs dépendances, les hypothèses de dimensionnement, les interfaces et le propriétaire de chaque décision. Un changement ne réécrit pas l’histoire : il crée une version, marque les objets touchés et demande une nouvelle validation.

Les valeurs économiques, quantités et dates ne s’affichent que si leur source et leur périmètre sont présents. Une information de dossier manquante reste N.F. et ouvre la pièce à demander. Le mode comparaison montre deux versions du projet sans les fusionner.

Programme, DIAG et faisabilité : état des lieux, contraintes d’exploitation et investigations complémentaires avant toute esquisse.

ESQ, APS, APD : variantes, principes constructifs, estimation provisoire puis coût prévisionnel arrêté par corps d’état.

PRO et DCE : plans, coupes, avant-métré, CCTP, DPGF ou BPU/DQE selon le montage, calendrier et critères d’analyse des offres.

ACT : questions-réponses, analyse technique et financière des offres, mises au point avant attribution.

EXE, SYN, VISA : documents d’exécution, interfaces entre lots et vérification des études par rapport au projet approuvé.

Métré et cost plan : chaîne ouvrage → zone → lot → poste → unité → quantité → prix unitaire → montant, chaque ligne portant son statut — mesuré, confirmé, provisoire ou N.F.

OPC : tâches élémentaires, liens FS/SS/FF, marge libre, marge totale et chemin critique.

Change control : fiche de modification, cause, incidence coût/délai, décision, baseline révisée et traçabilité.

DET, OPR, AOR, GPA, DOE, DIUO : ordres de service et décompte final, réserves et levée à réception, garantie de parfait achèvement, plans de récolement et données d’exploitation.

Le dossier d’exécution organise et fait circuler l’information versée au projet ; il ne calcule pas de métré sans qu’un flux BIM exploitable soit fourni, et ne remplace ni le jugement technique de la maîtrise d’œuvre ni l’autorité contractuelle de décision.

LES QUESTIONS QUI FONT LE PRIX

Ce que nous vous demanderons avant de commencer.

Quatre questions que nous posons à chaque dossier de ce domaine. Chacune vient d'un incident payé — par nous, ou par un maître d'ouvrage avant nous.

Qui tient les interfaces entre les lots — et où est-ce écrit ?

Un bâtiment casse rarement au milieu d'un lot : il casse à la couture entre deux. Cote d'arase et engravure entre gros œuvre et étanchéité, réservations visées avant coulage, rebouchage coupe-feu attribué à un titulaire nommé, siccité de la chape mesurée avant les sols. Nous écrivons chaque interface comme un livrable daté — qui fait quoi, remet quoi à qui, sous quel contrôle — dans le cahier du lot amont, et nous en faisons un chapitre du mémoire technique.

Si personne ne la pose — Personne ne rebouche les trémies, et le carreleur pose sur une chape encore humide : le litige numéro un du bâtiment, tranché par un délai écoulé qui ne vaut pas siccité.

Le métré est-il le vôtre, ou celui du maître d'ouvrage ?

Sur un même lot et un même dossier, cinq concurrents ont mesuré de 281 à 505 m² et chiffré de 9,73 à 25 euros le mètre carré — un écart de 1 à 4,6 sur une seule ligne (relevé interne, dossier instruit entre 2017 et 2021). Le métré fait le prix, pas l'inverse. Nous remesurons sur plans cotés les postes qui portent l'essentiel du montant, nous écrivons la convention de métré retenue et les hypothèses prises, et nous listons ce que nous n'avons pas vérifié.

Si personne ne la pose — On signe un prix ferme sur les quantités d'un autre, et l'écart se découvre au décompte final — quand il n'est plus négociable.

Quelles tolérances du lot suivant doivent figurer dans le lot précédent ?

Un maçon peut livrer un support conforme à son propre texte et se le faire refuser par le charpentier bois, dont les tolérances de soubassement sont plus sévères : cinq millimètres de défaut de planéité en pied donnent un centimètre de faux-aplomb en tête. Nous écrivons la tolérance du lot aval dans le cahier du lot amont, à sa valeur, et nous inscrivons la réception contradictoire du support au planning — avec une date, pas une intention.

Si personne ne la pose — Deux entreprises conformes chacune à son texte, un ouvrage refusé entre les deux, et un arbitrage que le maître d'ouvrage paie seul.

Que dit le dossier que personne n'a lu — et que ne dit-il pas ?

Nous inventorions toutes les pièces, notices comprises, puis nous cherchons les contradictions entre elles : c'est là que se cachent les coûts. Une exigence acoustique ou une hauteur sous plafond peut imposer un entraxe d'ossature plus serré que celui qui a été chiffré — passer de 0,60 m à 0,40 m change la quantité d'ossature au mètre carré, et aucune pièce d'architecte ne le dit. Ce que le dossier tait devient une question écrite au maître d'ouvrage, jamais une hypothèse comblée en silence.

Si personne ne la pose — Un prix juste, calculé sur un ouvrage qui n'est pas celui du dossier.

SCÉNARIO DE CAPACITÉ — PAS UNE RÉFÉRENCE CLIENT

Quand on nous appelle

Un maître d'ouvrage hérite d'un dossier de conception incomplet et d'une estimation qui ne tient plus. Nous reprenons les postes qui portent l'essentiel du montant, les recalculons depuis les plans cotés avec leurs hypothèses écrites, et remettons une estimation défendable devant les entreprises. Le projet repart avec un chiffre qui se discute ligne à ligne.

Un projet Ingénierie & Construction ?

Écrivez-nous. Nous répondons avec une lecture, pas une plaquette.

Nous écrire